Des enjeux dans la gestion des données

Amélioration des bases de données dans la recherche scientifique

Ces bases de données assurent ainsi un rôle dans l'amélioration de :

  • l’automatisation de l’observation marine, en assurant la réception de la transmission mer/terre, leur assemblage et leur prétraitement,
  • la standardisation des informations acquises et bancarisées, rendant comparables des données collectées de manière indépendante et permettant ainsi la constitution d’états de référence cohérents (longues séries temporelles, climatologies, etc.),
  • la qualité des données, compte tenu des processus de validation et d’étiquetage associés à l’effort de bancarisation. Standardisation et contrôle qualité incluent de plus en plus des algorithmes complexes appliqués en routine (obtention de grandeurs géophysiques, analyses géostatistiques, etc.) et mis en œuvre par les équipes de bancarisation.

Systèmes d'informations

Approches scientifiques plus intégrées

Cette intégration plus grande se conçoit en termes :

  • d’espace géographique (région, plateau continental, bassin),
  • d’échelles temporelles (approches multi-échelles, analyse de la variabilité à long terme),
  • d’interdisciplinarité (habitats, approche écosystémique).

Ces approches nécessitent la constitution de grands ensembles de données cohérents, de qualité établie et d’un niveau de traitement suffisant pour une utilisation directe par des équipes multidisciplinaires (suppression des artefacts d’observation).

Diversification des sources d'acquisition de données

Diversification sources de données

Les campagnes océanographiques et les satellites ont longtemps constitué les principales sources d'acquisition des données sur l’océan. Mais grâce aux progrès technologiques, les moyens de production d’informations se sont considérablement diversifiés : flotteurs, stations fixes, engins autonomes diffusant leurs données en temps réel, etc. Certains instruments produisent maintenant de nouveaux types de données comme les données à haute fréquence ou les images. Par ailleurs, de nouveaux producteurs de données d’observation comme les ONG, les professionnels ou le public viennent aussi enrichir les bases de données.

Renforcement des coopérations inter-organismes

Le but est de faciliter l’agrégation des données de différentes sources et thématiques, de coordonner les initiatives et d’adopter une politique de diffusion unifiée.

Les projets scientifiques abordent des sujets complexes dans leur globalité : approche éco-systémique, modélisation, étude de la variabilité du milieu marin, aspects économiques. Ces nouvelles approches nécessitent à la fois :

  • l’accès à des séries temporelles longues permettant d’établir des états de référence et d’extraire des évolutions,
  • une mise à disposition rapide des données pour les besoins de la modélisation et de la prévision (aspects temps réel),
  • la compilation de jeux de données ayant des couvertures thématiques, temporelles et spatiales élargies, tout en restant homogènes et cohérentes permettant de caractériser l’ensemble du phénomène étudié.

Renforcement de l’interopérabilité des systèmes d’informations

Parce qu’une approche interdisciplinaire est nécessaire à des études de type « éco-systémiques » ou de « gestion intégrée », les systèmes d’informations deviennent des outils permettant :

  • l'accès à des ensembles de données ayant un périmètre spatial, temporel ou thématique étendu,
  • la communication entre des équipes pluridisciplinaires,
  • la diffusion de l’information produite.

Cette interopérabilité doit être déclinée sur les plans techniques (protocoles de communications, formats d’échanges, disponibilité des composants) mais également thématiques : harmonisation des référentiels et des descriptifs (métadonnées), des procédures de qualification. La promotion de l’interopérabilité doit aboutir à la création de réseaux de centres de données, capables d’archiver et de diffuser des jeux de données agrégés et cohérents.