Tout savoir sur les données

L'Ifremer contribue à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral ainsi qu’au développement durable des activités maritimes. Dans ce cadre, l’institut opère ou participe à des systèmes d’observations variés : navires océanographiques et submersibles, observatoires automatisés (bouées de surface, mouillages, flotteurs), satellites, réseaux d’observateurs scientifiques ou d’observateurs volontaires (professionnels de la mer ou grand public). Tous ces systèmes produisent de nombreuses données sur l’état des océans qu’il faut ensuite classer, analyser et partager.

  1. Une grande variété de données
  2. Gestion des données : du contrôle au partage
Les océanographes peuvent-ils se noyer dans un océan de données ?

Une grande variété de données

Les données recueillies par les systèmes d’observation et de mesure proviennent de l’ensemble des océans : eaux de surface, sous-sol sous-marin, colonne d’eau, écosystèmes, etc.). Elles sont recueillies selon différentes temporalités – en continu pour les phénomènes évolutifs, avec des périodicités moins fréquentes pour les évolutions plus lentes, ou de façon ponctuelle pour l’exploration initiale – et sont de natures très variées :

  • mesures physiques (température, courants, turbidité, etc.),
  • mesures chimiques (salinité, gaz dissous, sels nutritifs, éléments traces, contaminants, etc.),
  • observations géophysiques et géologiques (profondeur, sismique, magnétisme, gravimétrie, nature du fond et du sous-sol),
  • mesures biologiques des espèces végétales (algues, phytoplancton) ou animales (zooplancton et autres micro-organismes, poissons, crustacés), sauvages ou élevées (conchyliculture, aquaculture).

Toutes ces données sont généralement des mesures numériques. Mais elles regroupent également des descriptions d’échantillons recueillis (biologiques ou géologiques), des images fixes ou animées (photographies, images radar, images acoustiques ou sismiques, vidéos).

Mise à l'eau de la bathysonde
Mise à l'eau de la bathysonde

Gestion des données : du contrôle au partage

Afin de s’assurer du bon fonctionnement global des systèmes d’observation et ainsi produire des informations fiables et standardisées, les données font l’objet de contrôles et de traitements effectués par les gestionnaires de données et/ou par les équipes scientifiques. De puissants moyens de calcul sont mis en œuvre : intégration de données de différentes sources, prise en compte des différentes échelles de temps et d’espace, visualisation, cartographie, traitements géostatistiques, modèles.

L’ensemble des données est conservé dans des bases de données permettant de les réceptionner, de les mettre en forme, de les décrire, de les classer, d’en assurer la disponibilité et d’en permettre la diffusion, sur des portails Internet ou à la demande. Cette diffusion s’exerce dans le cadre de règles établies en accord avec les équipes scientifiques ayant effectué la collecte des informations et dans le respect des directives nationales et internationales (convention d’Aarhus, directive INSPIRE, par exemple).

La gestion des données et les traitements associés sont menés dans le cadre d’une démarche qualité, destinée à garantir l’intégrité et la pérennité des informations gérées et leur adéquation à l’état de l’art scientifique, conformément aux standards de qualité de chaque discipline. Cette démarche concerne également la qualité des services proposés : disponibilité des portails internet et des outils de prévisualisation et de téléchargement, détection et prévention des interruptions de service, support aux utilisateurs...

Poste d’analyse de données sismiques
Poste d’analyse de données sismiques